La maison aux volets verts

Cette maison, elle la reconnaissait.

C’était la maison de son rêve, celle qui s’imposait dans ses souvenirs, ses envies.

Elle se révélait telle qu’elle l’avait imaginée, baignée de soleil,

irradiant de la promesse d’un bonheur pur et simple.


La lumière la caressait avec tendresse et délicatesse.

Le papier peint désuet ajoutait une touche de charme supplémentaire aux lieux.

Il rappelait son histoire, son vécu. Les discussions enflammées, les éclats de rire.


Le silence régnait en cet instant,

mais, lorsqu’elle posait la main sur les poutres, elle pouvait l’entendre, percevoir son pouls qui affleurait.

Elle lui redonnerait vie, la piquerait au cœur afin de la réanimer.


Bientôt, cette belle au bois dormant de pierre s’éveillerait de son long sommeil.

Elle resplendirait, éclairée de mille bougies, de mille sourires.

Ensemble, elles renaitraient et chasseraient les fantômes du passé.

Une Epoque Oubliée

Le Silence s’est installé confortablement. Il a pris ses quartiers d’été au cœur de cette maison abandonnée.

Les rires, les cris, la vie ont disparu, avalés par un passé trop pesant, trop prégnant.

Le temps s’est figé.

Les lieux se sont engourdis jusqu’à évanouissement.

aucune respiration ne vient troubler le l’instant présent, l’instant passé déjà oublié.