Projet Polaroid 365 – la suite

Vous l’aurez compris: je fais une petite panne d’inspiration de titre….

Heureusement, les photographies, elles, continuent de venir. Jour après jour, je saisis mon polaroid et part un quête d’une image. la récolte est inégale selon le courage ou la disponibilité d’esprit mais la photographie finira toujours par sortir et prendre vie.

Le bruit si caractéristique du polaroid est devenu un son quotidien que j’apprécie. Le déclencheur appuyé, je sais que j’ai accomplie une de mes taches de la journée. La photographie n’est pas toujours telle que je l’imaginé mais le plaisir de la découverte est toujours le même.

Le Bruissement des feuilles

Les feuilles bruissaient autour de lui. Il ne s’agissait pas d’un chant heureux ou d’une danse joyeuse. Non, les arbres l’avertissaient d’un danger.

Le renard se figea aux aguets, interrogeant l’air, le ciel et les herbes.

Tous demeureraient silencieux, muets, terrorisés. Le museau au vent, il devinait que la menace venait de l’ouest, mais il avait appris que l’humain pouvait être retors. Il ne survivrait que s’il écoutait son instinct et la nature. Eux seuls lui permettraient de s’échapper.

Tapi dans les fourrés, il attendait, impatient, le moment favorable pour esquiver le piège qui se refermait sur lui. Bientôt il serait encerclé, il le savait. Il n’avait qu’un désir, qu’un besoin : bondir et courir aussi vite que ses pattes le lui porteraient, mais il se devait de se contenir jusqu’à la bonne opportunité. Il entendit un grand bang, semblable à une explosion. Il comprit que l’homme s’était détourné de lui pour choisir une autre cible. Il jaillit alors et entama une course qui devait le mener vers la liberté.

Projet Polaroid 365 – Bestiaire Normand

Il semble que je ne souhaite pas quitter l’été et que je retarde inexorablement le moment où l’automne s’imposera….

En attendant un petit bestiaire normand. le plaisir de croiser des animaux lors de nos promenades… une vie paisible, tranquille. profiter de l’instant présent et s’éloigner des nuages menaçants.

Ce retour en arrière de quelque mois offre une nouvelle fenêtre sur le temps écoulé, plus doucement, plus librement.

biquette

Une Epoque Oubliée

Le Silence s’est installé confortablement. Il a pris ses quartiers d’été au cœur de cette maison abandonnée.

Les rires, les cris, la vie ont disparu, avalés par un passé trop pesant, trop prégnant.

Le temps s’est figé.

Les lieux se sont engourdis jusqu’à évanouissement.

aucune respiration ne vient troubler le l’instant présent, l’instant passé déjà oublié.

Projet 365 – Polaroid: oublions le Froid

L’air extérieur pique, le froid a envahit Paris. Sous ces augures glacées, quel plaisir de retrouver, avec ces polaroids, le plaisir de la chaleur de l’été, des longues soirées lumineuses lorsque le couvre feu était encore une notion oubliée.

On se laisse emporter par les heures bleues, la magie des champs et des blés couplés. Une image d’Épinal que l’on souhaite s’approprier, se remémorer comme un instant suspendu qui s’éternise.

A l’Ombre Du Grand Chêne

Torpeur – silence – chaleur

Le temps s’écoule au goute à goute sous le soleil cambodgien.

Dehors, toute une agitation : cris, klaxons, musique se bousculent. L’atmosphère crépite, l’ambiance s’électrise. Le chaos s’épanouit.

Mais ici, entre les quatre murs de l’hôtel à l’ombre de cet arbre gigantesque et protecteur, le monde diffère. Il s’attarde lent et doux. On se laisse porter par l’humidité de l’air et le calme de l’instant.

La vie est légère, sans aspérité, tout juste troublée par les clapotis de l’eau.

Qu’il est bon d’avoir le loisir de rêver, de laisser son esprit vagabonder au gré de ses humeurs. Il sourit face à la liberté si difficilement gagnée. Car fuir le quotidien trop prégnant s’est révélé être une bataille épuisante.

Un uniquement choix s’impose : s’enivrer de tranquillité et profiter du moment présent.

Projet 365 Polaroid – Retour sur une Semaine Estivale

Le temps de ce début d’année 2021 n’est guère clément c’est donc avec plaisir que je me replonge dans les polaroids de l’été! Certaines de ces photographies m’évoquent la chaleur du soleil sur les épaules, le bonheur de la flânerie et du temps de vivre. Ces moments semblent particulièrement lointains, presque irréels à l’aube d’un mois de février menaçant…

J’espère rapidement vous partager d’autres moments de quiétudes…

Projet 365 polaroid – le retour!

Le projet Polaroid 365 s’est poursuivi discrètement dans l’ombre et après un intense travail de scan, je suis à nouveau prête à vous le présenter.

Retrouver mes aventures quotidiennes. Cependant attention, si vous cherchez du sensationnel, la déception sera grande. Pas d’effets spéciaux ici mais beaucoup de contemplation, d’appréciation du quotidien et de ce que la vie peut offrir : un coucher de soleil, une promenade, le travail des champs….

Avis de Recherche

où est passé l’automne ?

Où sont les feuilles rouge et jaune qui virevoltent sur les arbres au rythme du vent ? Pourquoi ne dorent-elles pas au soleil ? D’ailleurs, où ce dernier a-t-il disparu ? Joue-t-il à cache-cache avec les nuages ou pleure-t-il une époque qu’il ne comprend plus ?Peut-être est-il nostalgique et rêve -t-il de jours plus heureux et plus simples. Pourquoi se montrer avant qu’ils ne réapparaissent ? Alors, il attend, comme nous, que cela passe, que le temps s’égraine et fasse son œuvre, que les heures, les mois qui défilent guérissent les plaies et les traumatismes.

Avis de recherche aux jours insouciants

En attendant qu’ils soient retrouvés, oublions quelques instants la pluie qui trépigne sur les pavés de la capitale, remontons le temps vers l’automne 2018. Je vous invite à nous suivre, mon Holga et moi, pour une petite promenade au jardin du Luxembourg.