Avis de Recherche

où est passé l’automne ?

Où sont les feuilles rouge et jaune qui virevoltent sur les arbres au rythme du vent ? Pourquoi ne dorent-elles pas au soleil ? D’ailleurs, où ce dernier a-t-il disparu ? Joue-t-il à cache-cache avec les nuages ou pleure-t-il une époque qu’il ne comprend plus ?Peut-être est-il nostalgique et rêve -t-il de jours plus heureux et plus simples. Pourquoi se montrer avant qu’ils ne réapparaissent ? Alors, il attend, comme nous, que cela passe, que le temps s’égraine et fasse son œuvre, que les heures, les mois qui défilent guérissent les plaies et les traumatismes.

Avis de recherche aux jours insouciants

En attendant qu’ils soient retrouvés, oublions quelques instants la pluie qui trépigne sur les pavés de la capitale, remontons le temps vers l’automne 2018. Je vous invite à nous suivre, mon Holga et moi, pour une petite promenade au jardin du Luxembourg.

Des Souvenirs Endormis

Le temps passe et les souvenirs s’effacent. Les pages de histoire se recouvrent les unes après les autres au rythme des jours qui s’écoulent entre lenteur et douceur.

Une nouvelle petite série oubliée mais retrouvée pour mon plus grand plaisir. Ici point de fleurs, de vert et de rose mais une unique couleur le bleue. elle vibre dans toutes ses nuances tandis que mer et ciel s’unissent pour nous transporter dans un monde submergé et onirique.

et toujours la magie du polaroid….

Une Jolie Nouvelle….

Je prends rapidement la plume car je viens de découvrir une des mes photographies « the four beauty » a été sélectionnée par la Duncan Miller Gallery dans le cadre de leur programme yourdailyphotograph! Elle est ainsi en vente pendant 24h00!

C’est court mais c’est le principe.

Vous pouvez la retrouver ici (cliquez et vous tomberez sur le site de vente) en bonne compagnie!

je vous la met aussi ici juste pour le plaisir:

Paris-Matic 1970-1990 Bernard Plossu

Description de l’éditeur

Paris, encore et toujours, pour cet amoureux de la capitale, Paris qu’il a tant photographiée… Mais Paris-Matic… photographiée – en 1970 puis 1990 – à l’Agfamatic, cet appareil jetable, presque un jouet, qu’un photographe pourrait ne pas prendre au sérieux… Pourtant, Bernard Plossu joue avec les possibilités de l’appareil, si différentes de celles de son Nikkormat professionnel, et nous offre ici un nouveau regard « instantané » sur la ville… « Photos faites à l’Agfamatic, « pour enfants » c’est-à-dire d’une « technique enfantine »… Rien à régler, on met juste sur le petit dessin de nuages ou de soleil. Un rêve I Et en fait d’enfantin, ce sont les appareils les plus révolutionnaires I Pensez, il n’y a même plus à régler, il suffit d’appuyer : on peut photographier avant même qu’on ait eu le temps de se demander si on allait prendre la photo ou pas ! On n’a même plus le temps d’hésiter Plus rapide que du reportage !  » B.P.

Mon Opinion

Paris-Matic est le livre de deux amours.

Tout d’abord l’amour de Paris car malgré ses très nombreux voyages, Bernard Plossu n’en revient il pas toujours à Paris! A cette ville élégante, pleine de vie et de scène à immortaliser. Ainsi qu’on l’a déjà vu dans dans le livre PLOSSU paris, le photographe aime déambuler dans la capitale, se laisser surprendre par une scénette, par un détail, par une femme. De fait ce petit livre est un ode à la ville. Vous ne verrez qu’une photo de monument, la tour Eiffel pour la nommé, elle inaugure le livre, cependant l’image ne lui est pas dédiée, c’est une scène de vie et d’enfance. Elle ne fait que de la figuration, situation dont elle n’a pas l’habitude. De fait que cela soit en 1970 ou en 1990, les deux années pendant lesquelles le photographe a utilisé l’agfamatic,  Bernard Plossu se concentre plus sur la vie des habitants que sur la ville lumière elle même. Cependant, ne font ils pas qu’un?!  La vie sans la ville? pas question. les deux sont bien trop imbriqués, lier pour pouvoir faire l’objet d’une dichotomie artificielle.  Il saisit une femme qui courre, des adultes à la fête foraine, des enfants qui sortent de l’école…. L’individu est au coeur de la ville et de sa photographie.

Le second amour au coeur de son livre est celui de la photographie pure. le choix de L’agfamatic de ce point de vue là est révélateur. Impossible de jouer sur les réglages, on déplace le bouton vers nuage ou soleil et voilà l’appareil est prêt à agir. Il ne reste plus que le photographe face au monde. La prise de vue, le cadrage sont les stars de ce livre. Il s’agit de se promener en bus ou à pied et de déclencher lorsque la vision d’une photo s’impose.
On retrouve aujourd’hui cette pratique avec d’autres appareils, n’est ce pas aussi le principe du holga et du diana deux modèles argentiques à la mode chez les jeunes et les moins jeunes. Ils ont la particularité d’être décrits comme les plus mauvais appareils du monde de fait c’est leur défauts qui font l’autre attrait. L’incertitude, la surprise de ce que va donner la photographie. On sent la même envie dans les photographies de Plossu. il se concentre sur l’instant et oublit tout avant de découvrir le rendu.

Certaines photographies sont classiques mais d’autres sont particulièrement réussies.

Un petit livre à lire et à feuilleter pour le plaisir des yeux. n’hésitez pas à le laisser de côté avant de le reprendre et de vous laisser surprendre par la modernités des photographies, peu importe qu’elles datent de 1970 ou de 1990, l’auteur les a d’ailleurs mélangées privilégiant les associations d’images, d’histoires à celles des dates.

Un très joli petit livre!

PS: une note sur un autre sujet. Le projet polaroid continue mais en raison de l’indisposition du scanner, la diffusion des photographies reprendra en septembre!

Concevoir un Portefolio de Photographe par Sylvie Hugues et Jean-Christophe Bechet

Très bon ouvrage! Je le recommande à toute personne qui fait de la photographie à vocation professionnelle!

Ce livre est très bien fait et sera apprécié de tous les photographes qui ont le projet de créer un portfolio ou améliorer celui qu’ils ont déjà.
Le livre est très complet et est accompagné de nombreux témoignages de professionnels de la photographie sur ce qu’ils attendent lorsqu’on leur présente notre travail.
Les auteurs commencent par évoquer l’histoire du Portfolio. ce n’est peut être pas le chapitre le plus pratique mais il est très intéressant historiquement parlant avec l’évocation des travaux de Man Ray, Diane Arbus et August Sanders.
Ils s’intéressent ensuite aux différents types de portfolio selon leur destination: être montré en famille, être dévoilé à un professionnel …. Il nous guide sur les avantages et les écueils à éviter pour chacun d’entre eux.
Vient ensuite l’aspect pratique avec la question de l’editing, le nombre de photo, les tirages, la présentation, la présence ou non d’un écrit ou d’un titre…. Vous trouverez des réponses à toutes vos interrogations! Elles seront confirmées par des entretiens avec des professionnels habitués à faire des lectures de portfolio auxquels les auteurs ont posé de manière systématique les mêmes questions que je résumerais ainsi:
– tirage ou tablette?
– Qualité des tirages et de la présentation?
– boite, book, classeur?
– importance du texte et cv?
– faut il laisser quelque chose au lecteur?
– pire souvenir?
– meilleur souvenir?
– conseils?
L’approche est pratique et aide beaucoup à déterminer quoi présenter.
A ces interviews répondent celles de photographes ayant l’expérience des lectures de portfolio sur leur manière de faire et leur attente. Ce pendant est aussi intéressant.
Enfin le livre résume les bonnes pratiques. le livre reposé, vous aurez d’ailleurs l’impression que celle ci vous ont été martelées avec efficacité!!!
De plus le livre est clair, bien présenté et imprimé sur un beau papier. Bref, il est agréable à lire. Je ne peux que recommander cet ouvrage.

Projet Polaroid 365

Le projet continu! J’arrive bientôt sur un mois de polaroids.

J’ai senti mon regard évoluer au cours de cette période. Je me sens plus aiguisée, recherchant sans cesse de nouvelles prises, prévoyant à l’avance mes photographies (il va falloir que je pense à cette photo, il y a aussi celle là..). J’emmagasine les idées et évidemment, j’en oublie certaines….

Je m’amuse à mélanger, scènes, détails et paysages pour varier les plaisirs….

Paris en Miniature
Nous atteindrons le ciel un jour!
Au milieu des blés
A la merci des nuages..
En coup de vent!
des cornets de fleurs
La géométrie parisienne

Belle et heureuse semaine à vous!

Pour retrouver l’ensemble du projet rendez vous à http://www.fh-photographie.com/-/galleries/projet-polaroid-365

« Somewhere… » A la Galerie L’Entrée des Artistes

Plusieurs expositions m’ont marqué dans le cadre du Parcours Arles à Paris.
J’ai souhaité les évoquer un peu plus spécifiquement. La première d’entre elles: l’exposition « Somewhere… » à la Galerie L’Entrée des Artistes.

@Stéphane Mahé

Elle présente trois photographes aux univers très différents. Chacun a sa propre identité artistique, cependant un lien les unis: leur description cinématographiques des lieux. Leurs « somewhere… » sont différents mais fascinants et en mouvement.

Chacun d’entre eux évoque une histoire, un mystère…

Comment ne pas tomber en admiration devant le travail éponyme de Stéphane Mahé! Son univers est poétique, picturaliste et énigmatique. Certaines œuvres ne peuvent qu’évoquer Edward Hopper et sa capacité à évoquer un mystère silencieux.

Les couleurs sont sablées, envoutantes On ne peut que rester en admiration devant ses œuvres au grain évoquant le sable chaud.  Les visiteurs restent admiratif devant sa technique qui évoque autant le dessin que la photographie. Bref un travail à découvrir absolument.

@Stéphane Mahé

Les photographies de Daniel George s’opposent en tout à celle de Stéphane Mahé.

Ici la couleur a disparu. le monde et plus particulièrement Paris, est en noir et blanc. Ce jeune photographe pratique ce que l’on appelle de nos jours la « streetphotography », cependant il a sa propre vision du genre! Sa technique est originale. On admire la manière avec laquelle il joue entre les différents plans, associe les silhouettes, place en abyme les reflets, se rapproche de ses sujets.  Son travail est dynamique, donne une sensation de rapidité et de vie qui défile à un rythme effréné! Les « images » s’enchainent  Pas de doute, il ira loin! j’ai particulièrement apprécié l’accrochage évoquant une pellicule qui convient parfaitement à ce travail.

@Daniel George

Enfin, la découverte du travail de Valérie Simonnet a été un véritable plaisir visuel!

Son « Somewhere… » est mystérieux et magnétique.

Certaines photographies pourraient illustrer des romans policiers, d’autres interrogent sur le réel tandis que nos sens sont perturbés  L’ensemble dans des tons sourds est saisissant. Il dépeint un monde silencieux aux lumières étranges.

Je n’aurais qu’un seul reproche: l’encadrement de ses œuvres n’est pas à la hauteur de la qualité de son travail photographique.

@Valérie Simonnet

N’hésitez donc pas à passer la porte de la Galerie L’Entrée des Artistes, 25 rue des Tournelles, 75004 ParisOuverture du mercredi au samedi de 14h00 à 19h30

le Rendez Vous du Polaroid

Une nouvelle semaine s’est écoulée, sept nouvelles photos ont trouvées leur place dans le Projet Palaroid – 365.

Cette semaine semble avoir été moins poétique et plus descriptive. Vous me direz ce que vous en pensez. J’ai aussi commencé à donner des titres aux photos mais je ne suis pas encore certaine de continuer…

Les Amoureux
Madame Timide
Le Bouquiniste
La violoncelliste
Le Spectateur
La rencontre
Au bout du chemin

Pour retrouver l’ensemble du projet, Rendez vous sur mon site internet: http://www.fh-photographie.com/-/galleries/projet-polaroid-365

ou sur mon Instagram: Moncharivariphoto